Bruins Bouse

Posted in Sportonaute with tags , , , , on 16 juin 2011 by JFR.Perras


(Lire le post-scriptum avant de s’offusquer.)

Je le sais.

Les Bruins ce sont des brutes sans talent et des abrutis congénitaux. Chara c’est un monstre. Ference un salop. Thomas un tout croche. Recchi une vieille peau.

Y’a juste Bergeron qui a un peu d’allure dans ce club-là. Sérieux. Séguin vient de l’Ontario, pis Marchand de Nouvelle-Bécosse. D’ailleurs, les Bruins ce sont des étrons en chandail. On devrait juste tirer la chasse, mais la patinoire est gelée.

Leur aréna, y’est laid, pis y pue.

Je le sais. Je le sais parce que ce sont des faits historiques. Bruins et bouse riment ensemble depuis toujours. Qui peut le nier ? Même Bobby Orr était un pas bon, c’est tout dire.

N’empêche, je suis on ne peut plus content qu’ils soient champions !!

🙂

Post-scriptum / Puisque la critique derrière le propos n’a pas été saisie en d’autre lieu, et ce malgré l’aberration « Même Bobby Orr était un pas bon », je spécifie que seul la dernière phrase de ce texte réflète un tant soit peu mon opinion, même si je ne suis pas un partisan des Bruins à proprement dire. / Fin

Ça y est !

Posted in N'importe quoi with tags , on 8 juin 2011 by JFR.Perras


Après de savants calculs, d’intenses réflexions, 7 bières et autant de pauses pipi, je peux enfin vous livrer mon verdict sur LA question :

Entre le pocket As (AA) et le duo As / Roi de même couleur (AcKc), quelle combinaison représente la main la plus forte ?

Le débat existe depuis l’avènement du Texas Hold’em et divise les avis en deux clans. Pour certains, la paire d’As remporte la main ! Pour d’autres, AcKc rafle la mise.

Histoire de clore les hostilités, voyons les préceptes qui découlent d’une éventuelle confrontation au sommet :

Contre AA, il est absolument impossible pour AcKc de l’emporter avec une ou même deux paires et, par brelan, seul un trio de K peut paver la voie de sa victoire, sans certitude cependant. Dans le contexte, le triple As est même irréalisable pour AcKc puisque AA en détient deux. Toutefois, la straight et la flush sont davantage à la portée de AcKc, alors que son triomphe par full passe inévitablement par un brelan de K et une paire d’intrus sur une table dépourvue de A, il va sans dire. Il est impossible pour AA de réaliser un carré d’As puisque AcKc en détient un. Un quadruple Roi consacrerait AcKc, alors que tout autre quatuor diviserait le pot entre les belligérants. Enfin, AcKc est plus près de la straight flush, qui serait royale qui plus est, à moins d’être entièrement constituée sur la table.

Constat final : Vous savez maintenant pourquoi je me suis absenté si longtemps.

Ultimement

Posted in N'importe quoi with tags , , on 26 octobre 2010 by JFR.Perras

– J’ai soif, supplie-je.

Elle daigne jeter sur moi son dernier regard, puis divulgue le chemin de la source :

Sur mille lieux, parcours d’abord la route pavée de pierres et cadavres, jusqu’au pied du mont aride. Compte trois jours sans nuit pour en conquérir le sommet, puis dévale le versant ouest pour atteindre la vallée des feux. Prends garde alors de survivre au cœur des bûchers.

Parvenu à sa porte, évite à tous prix la contrée suffocante. L’enfer lui-même ne saurait t’accabler d’autant de chaleur. Bifurque plutôt côté soleil et franchis le désert jonché de sable brûlant et de dépouilles desséchées. Huit cent soixante deux milles restes te conduiront à son terme.

Là se trouve le puits, ultime abreuvoir de la toute dernière goutte.

Post-scriptum / Désolé… j’avais froid. / Fin

Victoire signée Lars Eller

Posted in Sportonaute with tags , , , , on 7 octobre 2010 by JFR.Perras


Extrait du journal de demain…

8 octobre 2010

Malgré le virus qui l’incommodait, Carey Price était devant son filet lors de la mise en jeu initiale pour ce duel entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto hier, affrontement qui lançait les hostilités de la saison 2010-11 pour les deux formations canadiennes.

Solide en début de rencontre, Price a néanmoins été remplacé à 17 minutes 26 du premier engagement, alors qu’il cédait sur le quatorzième lancé décoché en sa direction. Posté à la pointe, Kessel a secoué les cordages alors que le cerbère était lui-même secoué par une quinte de toux. Appelé en renfort, Alex Auld n’a guère été éprouvé avant la troisième période.

Promu au sein du premier trio pour pallier l’absence de Cammalleri, le jeune Lars Eller a démontré tout son talent en deuxième. S’emparant d’une rondelle libre dans l’enclave, il a d’abord nivelé la marque en déculottant Giguère d’une habile feinte. Puni pour indécence, le gardien québécois allait ensuite lui concéder un second filet, lors du jeu de puissance tricolore.

Frustré à trois reprises en début de troisième, Versteeg est finalement parvenu à créer l’égalité en déjouant Auld d’un tir du revers avec 11 minutes à faire au match. La balance de la rencontre fut tissée de jeux décousus de part et d’autre. Seul Eller a su tricoter son troisième de la soirée, brodant ainsi le « V » de la victoire au dossier de son équipe.

Après la rencontre, Jacques Martin a eu ce commentaire à propos de la performance exceptionnelle du jeune nouveau :

« Et bien, il a marqué trois buts… »

(N)atemporel

Posted in N'importe quoi with tags , on 22 septembre 2010 by JFR.Perras

Ici, au quotidien ou au travail, j’aime concevoir un peu n’importe quoi. Je n’excelle dans rien, mais je me débrouille assez pour que tout soit présentable, sauf si je m’exécute avec un 6pack à la main.

Bien sûr, le soir même de la beuverie, j’acclame «l’oeuvre» issue de mon ébriété. Le lendemain, un sobre verdict renverse généralement le jugement de la veille. Le «fiasco» est alors condamné à la peine capitale.

Mais, là n’est pas le propos.

Dernièrement, je me suis offert pour réaliser l’en-tête sur le blogue wordpress d’un ami virtuel. Le gars se nomme Nathan et je l’ai connu à l’époque où je sévissais sur le Grand-Club de RDS.ca.

Pour le plaisir, voici l’aspect au début du processus de création :

Je vous l’accorde : Ce n’est pas exactement prometteur! Rassurez-vous. Cette affreuseté me permettait simplement de tracer le cadre de ce que j’avais en tête.

Voyez maintenant le résultat final :

C’est mieux, n’est-ce pas?

Tom – Tome 1

Posted in Tom with tags , , on 15 septembre 2010 by JFR.Perras

La tâche n’avait pas été de tout repos. Recommencer se révélait encore plus fastidieux. Mais, Tom n’avait pas le choix. Il devait valider le résultat de son calcul initial et ce, malgré la chaleur accablante sous le projecteur de 500 watts allumé pour la cause. Soigneusement, il s’affaira, au prix d’innombrables gouttes de sueur.

Enfin, déposant loupe et aiguille, il acheva sa besogne dans un soupir. Sans être l’exacte réplique du premier décompte, le second en confirmait néanmoins le sordide verdict. Au mieux, sa brosse à dent alignait 46 poils de moins qu’au moment de l’achat. Aucun doute ne subsistait dès lors : Le temps était venu de la remplacer.

Le ciel était bleu ce jour-là, et le soleil brûlait tranquillement au-dessus de Montréal. Tom s’extirpa de son appartement par la fenêtre du salon. Donner ses clefs à un voisin n’était finalement pas aussi commode qu’escompté. Depuis, il devait non seulement sauter du deuxième pour sortir, mais il dépendait dudit voisin pour entrer.

Bien que sa destination se trouvait à moins d’un kilomètre vers le sud, Tom emprunta le chemin du nord. De-là, il prit l’autobus pour aboutir au métro Jean-Talon, puis fila jusqu’à la station Fabre située juste devant la pharmacie. Même s’il triplait ainsi le temps du trajet, Tom savait qu’il épargnait très exactement 71 pas, savante économie pour ses godasses fabriquées au siècle dernier.

Les portes du magasin s’effacèrent à son approche. Sitôt entré, Tom arpenta les allées à la recherche des instruments de salubrité dentaire. L’hygiène se fragmentant en de multiples départements, il s’égara aux confins des dédales. C’est alors qu’il l’aperçut, derrière le comptoir pharmaceutique.

Elle était là, toute belle sous sa peau de sable poli. Jolie à ravir et délicieuse tout autant. De sa chevelure torsadée s’évadaient quelques mèches rebelles. De son profil émanait une délectable silhouette. De ses gestes découlait une fascinante jeunesse. De son regard s’échappait une sensuelle volupté.

Deux questions s’imposèrent alors :

Était-ce pour lui qu’elle avait revêtu ce flamboyant décolleté sous son sarreau ouvert?

Tom regrettait-il maintenant d’être toujours affublé de son pyjama?

À suivre…

C’est ici…

Posted in N'importe quoi with tags , , on 24 août 2010 by JFR.Perras

C’est ici que tout commence. On a beau dire et regarder ailleurs, il reste qu’à prime abord, c’est en ce lieu que tout s’initie :

Sous les feux d’une immaculé. Aux prémices d’une moitié de feuille. Devant une page blanche assortie à l’écran.

Et puis, surplombée d’icônes, la page se noircie. Elle s’efface ou se prolonge; s’harmonise, s’éparpille ou s’égare.

« A B C » me scande l’alphabet. Il faut voir à placer les mots dans le bon ordre et faire de même des idées, autant que faire se peut, et en autant que faire m’en dit.

Car, libre cours aux dérapages! L’efface d’aujourd’hui ne laisse aucune trace.

Elle est ornée d’une flèche ou sertie de trois lettres. Un simple « X » peut aussi tout défaire. Volatilisés, ils ne sont alors plus, ces mots qui jamais ne seront entendus.

Grand bien c’est. C’était n’importe quoi de toute façon. Un peu comme ceci, en somme.