Archive for the N’importe quoi Category

Ça y est !

Posted in N'importe quoi with tags , on 8 juin 2011 by JFR.Perras


Après de savants calculs, d’intenses réflexions, 7 bières et autant de pauses pipi, je peux enfin vous livrer mon verdict sur LA question :

Entre le pocket As (AA) et le duo As / Roi de même couleur (AcKc), quelle combinaison représente la main la plus forte ?

Le débat existe depuis l’avènement du Texas Hold’em et divise les avis en deux clans. Pour certains, la paire d’As remporte la main ! Pour d’autres, AcKc rafle la mise.

Histoire de clore les hostilités, voyons les préceptes qui découlent d’une éventuelle confrontation au sommet :

Contre AA, il est absolument impossible pour AcKc de l’emporter avec une ou même deux paires et, par brelan, seul un trio de K peut paver la voie de sa victoire, sans certitude cependant. Dans le contexte, le triple As est même irréalisable pour AcKc puisque AA en détient deux. Toutefois, la straight et la flush sont davantage à la portée de AcKc, alors que son triomphe par full passe inévitablement par un brelan de K et une paire d’intrus sur une table dépourvue de A, il va sans dire. Il est impossible pour AA de réaliser un carré d’As puisque AcKc en détient un. Un quadruple Roi consacrerait AcKc, alors que tout autre quatuor diviserait le pot entre les belligérants. Enfin, AcKc est plus près de la straight flush, qui serait royale qui plus est, à moins d’être entièrement constituée sur la table.

Constat final : Vous savez maintenant pourquoi je me suis absenté si longtemps.

Ultimement

Posted in N'importe quoi with tags , , on 26 octobre 2010 by JFR.Perras

– J’ai soif, supplie-je.

Elle daigne jeter sur moi son dernier regard, puis divulgue le chemin de la source :

Sur mille lieux, parcours d’abord la route pavée de pierres et cadavres, jusqu’au pied du mont aride. Compte trois jours sans nuit pour en conquérir le sommet, puis dévale le versant ouest pour atteindre la vallée des feux. Prends garde alors de survivre au cœur des bûchers.

Parvenu à sa porte, évite à tous prix la contrée suffocante. L’enfer lui-même ne saurait t’accabler d’autant de chaleur. Bifurque plutôt côté soleil et franchis le désert jonché de sable brûlant et de dépouilles desséchées. Huit cent soixante deux milles restes te conduiront à son terme.

Là se trouve le puits, ultime abreuvoir de la toute dernière goutte.

Post-scriptum / Désolé… j’avais froid. / Fin

(N)atemporel

Posted in N'importe quoi with tags , on 22 septembre 2010 by JFR.Perras

Ici, au quotidien ou au travail, j’aime concevoir un peu n’importe quoi. Je n’excelle dans rien, mais je me débrouille assez pour que tout soit présentable, sauf si je m’exécute avec un 6pack à la main.

Bien sûr, le soir même de la beuverie, j’acclame «l’oeuvre» issue de mon ébriété. Le lendemain, un sobre verdict renverse généralement le jugement de la veille. Le «fiasco» est alors condamné à la peine capitale.

Mais, là n’est pas le propos.

Dernièrement, je me suis offert pour réaliser l’en-tête sur le blogue wordpress d’un ami virtuel. Le gars se nomme Nathan et je l’ai connu à l’époque où je sévissais sur le Grand-Club de RDS.ca.

Pour le plaisir, voici l’aspect au début du processus de création :

Je vous l’accorde : Ce n’est pas exactement prometteur! Rassurez-vous. Cette affreuseté me permettait simplement de tracer le cadre de ce que j’avais en tête.

Voyez maintenant le résultat final :

C’est mieux, n’est-ce pas?

C’est ici…

Posted in N'importe quoi with tags , , on 24 août 2010 by JFR.Perras

C’est ici que tout commence. On a beau dire et regarder ailleurs, il reste qu’à prime abord, c’est en ce lieu que tout s’initie :

Sous les feux d’une immaculé. Aux prémices d’une moitié de feuille. Devant une page blanche assortie à l’écran.

Et puis, surplombée d’icônes, la page se noircie. Elle s’efface ou se prolonge; s’harmonise, s’éparpille ou s’égare.

« A B C » me scande l’alphabet. Il faut voir à placer les mots dans le bon ordre et faire de même des idées, autant que faire se peut, et en autant que faire m’en dit.

Car, libre cours aux dérapages! L’efface d’aujourd’hui ne laisse aucune trace.

Elle est ornée d’une flèche ou sertie de trois lettres. Un simple « X » peut aussi tout défaire. Volatilisés, ils ne sont alors plus, ces mots qui jamais ne seront entendus.

Grand bien c’est. C’était n’importe quoi de toute façon. Un peu comme ceci, en somme.

Trio DK

Posted in N'importe quoi with tags , , on 14 août 2010 by JFR.Perras

Le lac de l’infini est un lac sans fin,
Le lac de l’infini est un lac sans fond,
Le lac de l’infini est un lac sans flanc,
Le lac de l’infini est un lac sans faille,

Le lac de l’infini est un lac fictif.

Un rien m’émeu,
Un pieu me tient,
Un chien me veut,
Un pneu me vient.

Il fait froid.
Il semble seul.
Il court curieusement.
Il marche maintenant.
Il boit bruyamment.
Il agit amicalement.
Il sonde sournoisement.
Il trouve tranquillement.
Il sait simplement.

Je dois le tuer.

Signé Donkey Kong

J’y étais

Posted in N'importe quoi with tags , , on 29 juillet 2010 by JFR.Perras

Pour Guillaume : [Audio http://sd-2.archive-host.com/membres/playlist/128700424214723347/Jyetais.mp3|leftbg=0x333333|lefticon=b0b0b0|rightbg=0xb0b0b0|rightbghover=333333|righticon=333333|righticonhover=0xFd5a1e|track=0xB0B0B0|text=0×333333|border=333333|loader=0x333333|bgcolor=000000]

Tant de temps s’était écoulé. Tant de temps qu’à prime abord je ne l’avais point reconnu.

– Qui es-tu? demandai-je.

– Dis-le moi, l’entendis-je répondre.

Sous les brumes d’un nuage bleuté, nous fîmes silence alors. Une lumière lointaine azurait les pluies suspendues, vestiges de larmes déjà pleurées. Une parcelle de vent échevelait les empreintes du temps. Le temps flottait dans l’air, entrelacé à lui-même.

Il était là. J’y étais moi aussi.

– Je ne saurais le dire, arguai-je soudain. Pourtant, tu ne m’es pas inconnu.

– En effet, ouïs-je simplement.

Je l’observai, puisqu’ainsi il le fallait. Il était jeune et vieux à la fois. Beau et laid tout autant. Fort et faible. Triste et joie. Sa silhouette si fine projetait une ombre fruste. De son reflet si clair émanait un sombre éclat. De sa pénombre chatoyaient d’obscures lueurs.

J’y étais. Il était là lui-aussi.

– Un doute m’assaille, avouai-je. Tu es qui je pense?

– Tu y es presque, l’écoutai-je. À peu de mots près.

Il se saisit d’une écharpe qu’il fit ondoyer. Il évoqua le Ciel à coup de ténèbres. Il sourit, s’embrasa, puis s’émietta. À même le sol, il épousa une fleur d’un baiser. D’un souffle, il en fit naître de nouvelles. Nos coeurs se confondirent alors en un seul et même tambour.

Il n’y avait plus lieu pour nul doute. Je le reconnaissais, maintenant.

– Je sais qui tu es, annonçai-je.

– Moi aussi, répondis-je.

Time

Posted in N'importe quoi with tags , , on 16 juillet 2010 by JFR.Perras

Une horloge.
Insensible et cruelle.
Chaque battement d’aiguille suffit sa peine.
Elle tournoie lentement.
Très lentement et puis soudain elle s’arrête.
En fait, le temps semble s’être suspendu.
Tant les secondes perdurent.
Sortez moi de cette torture.
Une horloge.
Qui, au moment opportun, me libérera.

Signé ML